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MOT DE LA PRÉSIDENTE

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Ginette Bernier
Ginette Bernier

Au cours de la dernière année, les médias nous ont présenté de nombreux articles en lien avec la gouvernance. Le projet de loi no 98 (ou Loi no 11, Loi modifiant diverses lois concernant principalement l’admission aux professions et la gouvernance du système professionnel) sanctionné en juin dernier n’est certainement pas étranger à cette situation. Différents changements seront amenés au fonctionnement des conseils d’administration des ordres professionnels par l’application de ladite loi.

Posons-nous la question : mais qu’en est-il de la gouvernance en soins infirmiers? La dernière restructuration du réseau de la santé a-t-elle facilité ou complexifié les rôles et responsabilités de la direction des soins infirmiers? En 2014, Pôle Santé HEC Montréal et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) ont effectué en collaboration une recherche sur le sujet. 

Cinq grands constats en sont ressortis :

  • Une légitimité difficile à soutenir;
  • Un leadership partagé dans la gouvernance des soins;
  • Une qualité des soins reposant sur la collaboration des acteurs;
  • Un déploiement de la capacité sur un large territoire;
  • Une offre de services qui accroît la performance des soins.

Selon la loi

Dans la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSS), il est clairement inscrit que la responsabilité des soins incombe à la directrice des soins infirmiers. Elle joue un rôle stratégique en soins, en développement de compétences cliniques et en gestion, ainsi qu’en contrôle de la qualité. Sa direction est composée d’une équipe d’infirmières-conseils. 

Prendre sa place

Tout le travail que ces professionnels font s’actualise toutefois par l’intermédiaire de l’ensemble des infirmières de l’organisation. Pour que leurs actions se réalisent dans leur plein potentiel, il faut que les infirmières sur le terrain acceptent de se lever et de dire « présentes ». Les postes de gestion ou de coordination affichés avec une exigence de diplôme en sciences infirmières doivent trouver preneurs, sinon ils seront réaffichés sous une autre forme. 

Le risque est grand de voir des professionnels issus d’autres domaines les occuper et décider des enjeux prioritaires pour les soins infirmiers à dispenser à la population dans un avenir rapproché. On ne doit pas attendre d’avoir dix ou quinze ans d’expérience en vue de s’impliquer et de vouloir influencer le cours des choses.

Un environnement en mouvance

Les changements sont omniprésents autour de nous. C’est une réalité qui ne changera pas, et qui va probablement même s’accentuer. Comme professionnels, nous devons être présents et choisir les occasions qui s’offrent à nous. Que ce soit pour faire partie d’un conseil régional (il y aura des élections à l’ORIICA en mai prochain), occuper un poste de responsabilité dans le réseau de la santé (chef d’équipe, infirmière-chef, coordonnatrice, etc.) ou pour tout autre comité ad hoc formé temporairement, soyez présents.

Des infirmières engagées se démarquent

Présentement en service public ou privé, des infirmières se démarquent (voir l’article dans Le Soleil du 4 novembre 2017 : Marie-Ève Lachance et Mélanie Sicotte, deux infirmières remplies d’audace). Des femmes engagées, faisant preuve de leadership, se lèvent et font la preuve que tout est possible. Vous êtes des infirmières qui doivent croire en ce qu’elles font. Tous les jours, des gens de la population témoignent de l’importance de votre présence. N’hésitez donc pas à aller de l’avant.

Comme infirmières et infirmiers, si nous ne saisissons pas les occasions qui s’offrent à nous dans le monde du travail et dans les décisions de société, d’autres le feront. Est-ce vraiment ce que nous voulons? La réponse est entre vos mains.

Ginette Bernier, inf., M. Sc. Adm.
Présidente ORIICA

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