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CLINIQUEMENT VÔTRE

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Fatigue persistante chez les survivantes du cancer du sein : approches complémentaires de soins 

Johanne Lambert
Johanne Lambert

Le cancer du sein se classe au deuxième rang des cancers les plus fréquents dans le monde,, et est le plus fréquent chez les femmes, avec près de 1,7 million de nouveaux cas répertoriés en 2012 (Organisation mondiale de la Santé, 2012). Au Canada seulement, des données indiquent qu’environ 26 000 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein en 2016. Chez les Québécoises, on estime à 6 500 le nombre de nouveaux cas en 2017 (Statistique Canada, 2017). Heureusement, le pronostic pour le cancer du sein s’est amélioré en raison de la détection plus précoce et de l’évolution des traitements médicaux, le taux de survie atteignant maintenant 87 % après cinq ans (Société canadienne du cancer, 2016). Toutefois, recevoir un diagnostic de cancer du sein non métastatique demeure un événement traumatisant (Nasrabadi, Bahabadi, Hashemi, Valiee et Seif, 2011). Après les traitements anticancéreux, les femmes déclarent que cette période est une expérience tumultueuse au cours de laquelle elles tentent d'équilibrer l'envie de survivre à une maladie potentiellement mortelle, avec une détresse caractérisée par des symptômes d’anxiété, de l'incertitude et la peur d’une récidive (Fang et Lee, 2016; Kattlove et Winn, 2003; Knobf, 2002, 2015; Koch et al., 2014).

On reconnaît aujourd’hui la fatigue comme l’un des effets indésirables les plus courants et les plus pénibles du cancer et de ses traitements (Berger, Gerber et Mayer, 2012; Berger et al., 2015; Bower, 2014; Koornstra, Peters, Donofrio, van den Borne et de Jong, 2014;  Palesh et al., 2018; Reinertsen et al., 2010). Les patients rapportent que la fatigue vécue dans le contexte du cancer est plus sévère, plus persistante que la fatigue dite « normale » que nous vivons tous à un certain moment à la suite d’une journée de travail éprouvante, à un effort excessif ou à un manque de sommeil (Poulson, 2001). Celle-ci, nettement plus importante, est décrite comme un épuisement accablant qui n’est pas soulagé par le repos ou par une nuit de sommeil (Fabi et al., 2017). En post-traitement du cancer, la fatigue qui persiste n’est pas nécessairement liée à l’activité récente. De plus, elle interfère avec le fonctionnement habituel (Berger et al., 2015). Par exemple, de simples activités telles que préparer un repas, monter un escalier, se laver, prendre une décision ou même parler deviennent plus difficiles à réaliser.

Cette fatigue peut perdurer pendant des mois, voire des années, après la fin des traitements anticancéreux (Appling, Scarvalone, MacDonald, McBeth et Helzlsouer, 2012; Fillion et al., 2008; Hofman, Ryan, Figueroa-Moseley, Jean-Pierre et Morrow, 2007).

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