-A A +A
Partager sur Facebook
MOT DE LA PRÉSIDENTE

MOT DE LA PRÉSIDENTE

Maryan Lacasse

Depuis que je suis infirmière, jamais je n’avais autant vu d’infirmières et infirmiers dans les médias. De nombreux enjeux touchent notre profession et certains me préoccupent plus que d’autres.

Tout d’abord, la pleine occupation de notre champ d’exercice. En effet, depuis l’adoption de la loi 90, évaluer la condition physique et mentale d’une personne symptomatique est au premier plan de nos activités réservées. Malheureusement, force est de constater qu’encore aujourd’hui, trop peu d’infirmières se sont approprié cette activité. Pourtant, il est démontré qu’elle peut améliorer le parcours de soins de nos clients en prévenant ou en décelant plus rapidement certaines complications.

Ensuite, la formation requise pour accéder à la profession. Loin de dénigrer la formation reçue par les infirmières diplômées d’un programme technique, les soins infirmiers de maintenant requièrent une formation plus poussée. De plus en plus de pays, de même que les autres provinces canadiennes, ont opté pour le baccalauréat. L’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires envisage depuis un moment de demander que la formation initiale de ses membres devienne de niveau collégial. Or, il ne serait pas cohérent que les infirmières et les infirmières auxiliaires possèdent le même titre de diplomation. Lors de sa visite à l’AGAR le 7 juin dernier, le président de l’OIIQ a d’ailleurs mentionné que l’OIIQ s’engage dans la voie d’une demande de rehaussement de la formation, incluant un rehaussement pour les préposées aux bénéficiaires, les infirmières auxiliaires et les infirmières.

Les infirmières détentrices d’un diplôme collégial ont acquis des connaissances et une expertise dont le réseau de la santé ne peut se passer, mais il est temps que nous aussi, comme les physiothérapeutes, les ergothérapeutes et les psychologues, détenions une formation accrue afin d’assumer pleinement notre champ d’exercice.

Maryan Lacasse, inf, M. sc. Inf., IPSPL, présidente de l’ORIICA

NB : le féminin est utilisé dans le but d’alléger le texte.

Recherche

Mots clés

TD